Après une longue route sous un climat semi-désertique, nous arrivons avec la tempête à Hughenden, ville fantôme comme nous ne l’imaginions pas.
On a bien eu l’impression que toute la population était sortie dans les rues pour nettoyer les dégâts dès que la tempête se termina, mais passer notre diner dans une bicoque à burger ( la seule encore ouverte), la ville devint aussi déserte que le désert lui-même.
Exténué, on dort carrément dans la grand’ rue, garé sous un abri en métal, qui, on l’espère, n’attirera pas la foudre et supportera le vent et les trombes d’eau susceptibles de tomber dans la nuit.
Entre Hugenden et Camooweal, Mont Isa fut une halte aussi rapide que la mine –principale attraction de la ville- le fut pour fermer ses portes (à 15h).
Dans cette région, le paysage est beaucoup moins plat et désolé. On y voit des collines rocheuses, de cette pierre rouge et rude, qui donne le ton de l’outback australien, des gommiers et des eucalyptus qui seuls, avec cette broussailles jaunes et quelques colitas, arrivent à pousser dans ce climat.
Nous arrivons à Camooweal au bord de l’épuisement, après 10 à 12h de route, droite et plate.