Vers 10h, on arrive à Rockhampton, une belle petite ville rurale avec ses bâtiments anciens restaurés dont la plupart datent du XIX siècle. Connue pour l’élevage du bœuf, on rencontre effectivement d’énormes statues de bœufs à chaque rond-point au cas où on aurait des doutes !! Notons également qu’en saison humide, les crocodiles peuvent arrivés jusqu’à Rockhampton, et rester prisonnier dans un billabong (mare d’eau stagnante) lorsque la saison seche approche. Enfin on trouve la Quay Street, la rue principale de cette ville qui au premier abord n’a rien du pole administratif et commerciale du centre du Queensland décrit dans le guide. Pour nous, c’est une petite ville rurale, très calme, on n’y croise pas grand monde. On est tout de suite attiré par cette tranquillité aménagée au bord de la « Fitzroy river », au point d’aller prendre un verre dans un magnifique bâtiment « l’Heritage Hotel », colonial de l’extérieur, et de l’intérieur décor plutôt cosy où les tons frais, le mobilier en cuir (canapé et fauteuils) et la pierre sont favorisés, ce qui n’est pas négligeable vue la chaleur de l’extérieur. On se laisse donc tenter par un apéritif (une bonne biere surtout !) avec tapas avant de continuer notre visite. L’endroit est tellement chaleureux qu’on se sent comme des coqs en pate. Après avoir profité du cadre et de sa fraicheur, nous repartons pour Quay Street. La rue qui longe la rivière est bordée d’arbres, de palmiers et de fleurs, et de l’autre coté, nous avons de beaux bâtiments qui reflètent un passé glorieux, notamment la Customs House, et le Criterion Palace. Nous avions décidé de manger un bon steak dans ce dernier mais la différence de prix manifeste entre la carte et le guide nous en dissuade. Véritablement séduits par l’Héritage hôtel, nous y retournons après un tour de la ville pour y manger du bœuf et entamer une bonne dégustation des vins australiens. Un serveur plutôt sympathique nous reçoit et nous retrouvons notre petit coin avant de commander une autre assiette de tapas (des gambas) et un plat spécial de bœuf accompagnés d’un verre de Chardonnay et d’un verre de Shiraz (cépage typiquement australien).
Les aprioris sur la qualité du vin australien s’amenuisent à mesure que l’on déguste leurs cépages favoris. Le Shiraz, notamment, à la robe noire foncé, malgré son manque de maturité (un 2003 ou 2004 à mon avis), ressemble au cabernet sauvignon, mais reste un peu fade en bouche. On notera des senteurs fruitées et une grosse teneur en alcool. Bref, pas de quoi envier nos vins assemblés avec art, mais restant néanmoins dans le buvable. Une fois qu’on a compris que les australiens ne font pas dans la piquette, mais qu’ils ont besoin de plus d’expérience dans le domaine, on repart sur les routes étouffantes, vers de nouvelles aventures...