Arrivés à Woodie accommodation, le 18 décembre, après un coup de fil à la harvest line, on nous met en contact avec un gars très « busy » qui s’occupe d’une ferme de laitues : c’est Woodie l’irlandais, 27 ans, qui en parait 450 !( Sorry, je voulais dire 40)
On accepte donc de bosser pour lui, on se donne rendez-vous pour qu’il nous conduise à la ferme.
Arrivés à celle-ci, je regrette déjà d’avoir dit oui.
C’est sale, ignoblement sale.
Je sais qu’à la base une ferme, c’est pas chicos, mais la propreté ne fait visiblement pas parti du vocabulaire de cet endroit.
On sera payé 13 dollars de l’heure et non pas 14, comme nous l’avions compris au préalable (foutue prononciation de cet irlandais, australien depuis 7 ans).
Enfin, dépités par le prix et la saleté environnante, on squatte un matelas posé par terre dans un box, qui nous servira de chambre (ou plutôt de dortoir…) dès que les lits seront montés.
Autant dire qu’on attendra tout l’aprèm’ car les lits ne seront montés qu’à 10h du soir.
Entre temps, les saisonniers sont rentrés du travail, et d’autres comme nous sont arrivés, et attendent leurs chambres ( Ai, la japonaise et Chu Ming le taiwanais ).
Premier jour de travail, réveil à 5h, départ à 6h devant l’office.
A 5h30, une liste nous attend dans la cuisine pour nous donner nos affectations.( ça a quelque chose de militqire)
Soit on va à Cobbledick, une propriété voisine, soit on fait du weeding (arracher les mauvaises herbes d’un champ d’oignons) soit du ground (couper les laitues avec toutes ses feuilles et empaqueter dans des cartons ou dans des grosses caisses en bois) soit du harvester (couper pour les hommes devant la machine et emballer pour les femmes).
Dans tout les cas, retour à 11h30 à la ferme pour manger en une heure (ou parfois en 30 minutes).
Le premier jour le travail nous a semblé plutôt facile, c’est de l’argent sans forcer, cependant, à la fin de la journée, nous avions le dos cassé, les pieds et les poignets en compote.
La première semaine, le réveil quotidien épuisa Pascal, mais je ne râlais pas encore…
Quand faut y aller, faut y aller !
Et puis on s’est dit deux semaines, peut-être un mois si tout va bien.
On rencontre pas mal de backpackers, environ une vingtaine, en majorité des anglais et des allemands, mais ça change très vite.
Il y a un flux incessant de départ et de rentrée.
D’ailleurs, le lendemain de notre arrivée, nous faisions la connaissance de Manu le belge et d’un autre japonais, Satoshi, qui viendront compléter le box qui nous sert de dortoir.
On sera désormais 6 parés à vivre l’aventure australienne de Swanport Harvest.
Signalons aussi que le nombre de francophone grimpe à 4 à ce moment la, et que je me sent un peu plus rassurée.
Vous vous demandez pourquoi ?