Au retour, je joue de malchance, car une averse torrentielle me tombe dessus.
Je finis vite trempe jusqu aux os malgre mon Kwai et ma veste etanche.
Je negocie les descentes et les virages difficilement, a cause des 10 cm d eau qui me suivent, grelotant terriblement et m accrochant nerveusement au guidon comme si je voulais ne faire plus qu un avec lui.
J arrive enfin a l hotel, ou, une fois changer et sec, je decide de m offrir un deuxieme massage thailandais, qui me fera disparaitre mes courbatures.
Helas, a mi-chamin, la pluie reprend, et je suis contraint d attendre patiemment sous le porche d un garage ferme.
Les gouttieres finissent par debordees atrocement, recrachant les trombes d eau de leurs gueules beantes.
Je m allonge alors sur un banc pour me relaxer et je me rend compte une heure plus tard que je me suis assoupi, bercee par l eau qui ruisselle.
Mauvaise surprise au reveil: l eau m entoure completement, sur 20 cm de profondeur, et menace de m engloutir, moi et mon banc, si je ne fais pas quelque chose rapidement !
J abandonne alors le banc a son triste sort et m aggrippe a la poutrelle du porche pour atteindre le terre-plein non-inonder.
De la, je constate que le trottoir n est plus visible, comme plus de la moitie de la route !
Je realise alors que la mousson a commencer...
Pendant pres d une demi-heure, je tourne en long sur mon mince terre-plein qui perd du terrain, avant de me decider a oter mes chaussures et remonte mon pantalon pour traverser la route vers l hotel.
L eau me monte jusqu aux genoux et ralenti tellement ma progression qu une voiture a toute allure fini par avoir raison de ce qui pouvait encore etre sec sur moi...
Je passe de l autre cote de la route, degoulinant de partout, et atteint l hotel pour la deuxieme fois de la journee dans le meme etat...