Pour les fêtes du nouvel an, on pense aller faire la fête dans une boite de nuit à Adelaide, mais finalement on préférera restés à la ferme pour économiser les sous et louer ensemble un bateau.
En outre, ayant travaillé jusqu'à 18h, nous avons tout juste le temps de faire les courses et de préparer un plat commun :
Salade mixte, frite et poulet rôti, avec glace et bière à l’appui, sans oublier le champagne, que l’on sabrera à minuit, avec Brian, l’écossais de 2.20m fraichement arrivé, et trop fauché pour aller ailleurs.
Après les fêtes du nouvel an, le travail devient moins rude.
Les commandes diminuent et nous on respire.
Ceci dit, la vie à la ferme est toujours ce qu’elle était : sale, bruyante et chiante quand il s’agit de faire la queue pour prendre une douche ou de faire la cuisine.
D’autant plus que la porte de notre box est devenue un sérieux problème, puisqu’elle ne se ferme qu’en ce claquant.
Les mouches et les moustiques s’en donnent à cœur joie, notamment les terribles mouches des sables, minuscules et dont les morsures sont plus virulentes que celles des moustiques.
Apres deux semaines, le lien avec ceux du box est établi, on déconne pas mal ensemble, ils nous arrivent de regarder des films, de se faire des repas communs ou d’aller faire les courses à 7 dans la voiture.
Mais la porte non réparée et la crise de Woodie un soir, vont rompre cette situation. Il se plaint de la vaisselle non faite mais nous n’avons même plus de savon ni de torchon. Depuis une semaine, personne ne s’est décidée à en acheter pour tout le monde, et on doit utiliser de vieilles chemises usagés pour essuyer nos plats.
S’en est trop, on parle de ce problème à Trish, une superviseuse, qui contre toute attente, nous propose de loger chez elle.
On accepte, ne serait ce que pour clouer le bec de Woodie, mais aussi parce que le prix du loyer est divisé par 4 pour une maison à nous tout seul !
Finies les longues files d’attente pour la salle de bains et la cuisine, finies la crasse et la nourriture qui disparait.
On annonce à Woodie notre départ de la ferme, mais il est clair qu’il a mal compris. Il pense que l’on quitte le travail.
La rumeur se répand plus vite qu’un feu de brousse.
On intrigue tout le monde, on fini par dire qu’on loge dans un caravan park puis dans la voiture.
Au final, on dira « merci Trish » tout les soirs avant de s’endormir.
On quittera le travail un jour plus tôt avec Manu pour visiter Adélaïde.