Apres quelques complications pour obtenir le visa pour la Chine a temps (j'ai du payer un pot-de-vin pour passer mon passeport sur le dessus de la pile d'attente du fonctionnaire preposer aux tampons de l'ambassade...), nous partons en bus pour Nanning, premiere ville etape de la province de Guangxi.
A la frontiere vietnamienne, nous changeons de bus par nos propres moyens, fini les rabatteurs-pseudo guide qui vous braquent des sous a tout va!
Au poste-frontiere, on doit jouaient des coudes pour avoir le tampon de sortie. c'est comme ca que ca marche en Chine: au Japon on fait la queue sagement, en Chine on bouscule tout le monde. premiere comparaison avec l'ile nippone, et je n'en fini pas.
Quand mon passeport arrive enfin dans les mains du douanier, il commence a me chercher du regard dans la foule en me parlant vietnamien.
Devant mon incomprehension, il met mon passeport de cote et continue sa routine avec le reste de la pile qui n'en finit pas!
Pourquoi je n'ai pas droit a mon tampon comme tout les chinois moi? meme Satoshi est passe, je suis le seul blanc-bec a rester effare devant le poste.
On veux pas me faire sortir du Vietnam? OK! je la joue pot-de-colle, et je reste coller a la vitre en face du douanier, les gens de derriere essaie de me pousser pour recuperer leur passeport, rien a faire, je repete "quoi,quoi,quoi" en vietnamien, ce qui finit par lui devenir iritant. Il reprend mon passeport en me parlant mal, en montrant ma date d'entree, et mon sejour authorise. apparement, je n'ai pas le droit a un mois comme je l'avais esperer, et je suis en retard...d'un jour! On me pond un oeuf pour un jour!!! Finalement, j'incite sur le fait que je suis censer avoir payer pour un mois en commencant a elever le ton, la transaction de passeport devant moi est bloquee par mes questions et mes gesticulations, une masse de chinois de plus en plus nombreux envahi le hall du poste-frontiere, s'agglutinant comme des raviolis-vapeur dans une boite de cuisson en bambou.
Le douanier a des suees, un collegue arrive a la rescousse en me repetant la meme chose, je leur dit que j'ai compris, desole, maintenant on fait quoi!?
Au final, il tamponne comme un bourrin sur mon passeport, chose dont je serai fier de montrer a Satoshi plus tard, le sien etant presque illisible, et le mien c'est limite du braille...
On doit marcher avec nos enormes sacs jusqu'a la frontiere chinoise maintenant, dans le traditionel no'man's land qui precede chacune de nos nouvelle destination, et echanger un peu de monnaie aux escrocs des frontieres (faut bien payer le bus jusqu'au premier distributeur qui accepte les cartes visa...).
Apres 4 heures en bus a regarder des films chinois non sous-titres et completement debiles (certainement parcequ'on a rien compris), on evite les mauvais taxis pour touristes et on marchande un plus interessant jusqu'a Nanning. enfin arrive la, je vais retirer un peu d'argent et en revenant, Satoshi m'informe qu'il a laissait son appareil photo dans le taxi. Catastrophe! Imaginez, des photos depuis 2 mois a l'interieur, des souvenirs incroyables, des sites et moments qui ne se presenteront peu etre plus, et en plus, ca arrive a un japonais! Je le vois deconfit, alors qu'un japonais, ca garde tout a l'interieur! Il va se faire seppuku si il retrouve pas son bien, je vous le dit!
Heureusement, on a eviter le suicide nippon et la perte d'un compagnon de voyage: un tel chinois connait un tel qui connait un tel...qui a le numero du taxi, alors le taxi revient pour la modique somme de 20 dollars environ, ce qu'accepte Satoshi sans rechigner. Ses souvenirs photographiques valent bien ca, et son appareil aussi! On quitte alors la ribambelle de nos nouveaux amis, pour prendre un autre bus pour Guilin, ou il est plus interessant d'arriver.