Nous quittons Perth en début d après-midi, en direction du nord, pour rejoindre Cervantès, un petit port sans charme et dénuée de vie, comme l’Australie seule sait en faire.
Notre plan était d’arriver dans le désert des pinacles avant la nuit afin de pouvoir profiter du coucher de soleil.
Mais c’était sans compter sur l’armée australienne, qui ferma la seule route pour 4x4 qui longe la cote, pour faire exploser des bombes dessus !!
Nous sommes donc contraints de faire un détour de plus de 200 km, et la nuit finit par tomber en cours de route.
Nous nous arrêtons alors sur une aire de repos, qui possède un coin barbecue, des banksias (arbre tropicale à énorme fleur) et des moustiques.
Le rituel du feu de camp que JB et moi avons mis en place depuis le début de notre périple commun nous occupe un moment.
Difficile de trouver du bois mort sans les arracher des arbres.
Le banksia brule très bien, les fleurs un peu moins.
Après notre petite tambouille au coin du feu et une nuit assez courte, nous reprenons la route vers 6h du matin, pour cette fois, profiter du lever de soleil sur ces étranges cathédrales de sable fossilisées il y a des millions d’années.
Grace au 4x4 nous pouvons sortir des sentiers battus par les « touristes de base », et atteindre les dunes de sable et le cœur du mini-désert du Sahara, comme je me plais à le comparer.
S’ensuit une expédition sans bouteille d’eau ni chapeau, entre les pinacles dans un premier temps, puis sur les dunes de sable, jusqu'à atteindre la dernière et la plus grosse de toutes, qui cache une végétation abondante qui longe la bande côtière.
Retour sur nos traces 3h plus tard, torse nu pour ma part, avec une énorme soif et un appareil photo rempli de sable (il en résultera une sévère réparation en rentrant au japon, et le squattage de l’appareil photo de JB jusqu'à la fin du voyage).
En soirée, on est obligé de quitter une aire de repos où nous comptions nous arrêter pour la nuit, à cause des fourmis qui pullulent partout.
A peine le pied par terre, les fourmis commençaient à nous mordre la peau, et on se voyaitt sauter comme des kangourous jusqu’à la voiture pour fuir au plus vite !
On finit par trouver un coin retiré sans fourmis et on fait cuir la viande de kangourou ( achetée la veille, sur une grille de caddie démontée au tournevis plat sur le parking même du supermarché ) sur un bon feu de bois d’eucalyptus ( un régal ! ).