Après avoir visité le centre culturel et pris quelques rafraichissements bien mérités, nous partons pour les Kata Tjuta, après avoir mitrailler Uluru sous tous les angles.
En fin d’après-midi, nous réalisons la randonnée principale du site avec le car d’allemands rencontrés plus tôt, sous un climat plus favorable et moins « bourdonnant ».
Certains faisaient la randonnée avec un étrange chapeau anti-mouche, couvert d’un filet comme celui de Véro, mais avec des espèces de bouchons suspendus a des ficelles sur le pourtour, qui se balancent violemment autour du visage à chaque mouvement. Si c’est destiné à faire fuir les mouches (effet réussi cela dit) cela vous donne un air de plouc sorti de l’habitacle d’un bus possédant l’air-conditionné et tout le confort pour ne pas se sentir dans le désert.
J’ai l’honneur de vous dire que nous on est fier de ravaler notre salive devant l’aridité et les difficultés du désert, car on la vit tout les jours, entre soleil brulant, tempête de sable et attaque de mouches furieuses, et qu’on se considère même chanceux de pas être encore tombé sur un serpent venimeux, des éboulis de rochers ou une panne d’essence en plein milieu de nulle part.
D’ailleurs en parlant de panne d’essence, il est temps que je vous raconte notre petite mésaventure de la soirée.
Une fois les Katja Tjuta terminés, nous reprenons la route vers le sud, bien décidés à faire le plus de kilomètres possibles avant la tombée de la nuit, vers Coober pedy et ses mines d’opales.
Dés que le jour décline, on décide de s’arrêter à la prochaine roadhouse, qui est indiqué à une cinquantaine de kilomètres, lorsque nous passons devant deux véhicules arrêtés sur le bas coté.
Nous continuons notre route, mais 5 minutes plus tard, l’un des véhicules nous dépassent en nous faisant des signes.
Attitude bizarre qu’on n’a pas compris, on continue, toujours à la même allure.
A l’horizon, les lumières de la voiture ont disparu.
Après un certain laps de temps, nous retrouvons ce même véhicule sur le bas coté, avec ses occupants nous faisans des signes.
Cette fois on commence à trouver ça louche, on trace sans s’arrêter, en se rappelant les aborigènes qui nous on fait le coup de la panne d’essence deux jours plus tôt, et à qui on a offert gracieusement un demi jerricane.
En les dépassant on s’en veut un peu de pas s’être arrêté. Et si ils avaient vraiment besoin d’aide ?
Du coup, on ne s’arrête pas à la roadhouse et on continue en espérant trouver une aire de repos en rejoignant l’autoroute vers le sud.
Un panneau nous indique une centaine de kilomètres pour atteindre la prochaine, alors que la nuit est maintenant totale.
Après les Aborigènes, c’est les kangourous que nous rencontrons, sur le bord de la route, puis carrément sur la chaussée, gambadant joyeusement sur le bitume. On doit ralentir, parfois freiner brutalement, éviter « les furieux du bond en zigzag », sans compter les photos de vos reporters en herbe à prendre en pleine action !
On arrive finalement à cette aire de repos déserte et sans lumière, sans kangourous collés au pare-choc, et sans avoir croiser d’autres véhicules qu’un Roadtrain en sens inverse, roulant à plus de 100 à l’heure.
Une fois le camp installé, on profite un peu du calme et de la voie lactée qui scintille de milles feux sous le ciel pur du désert, avant de s’endormir comme des bébés…