Kikooboo en français ! Kikooboo in english !
  Dans ce carnet
  

Prénom Pascal
Age 30
But du voyage Tour du monde
Date de départ 13/11/2006
Nom walkabout around the world
    Envoyer un message
Durée du séjour indeterminee
Nationalité France
Description
Initialement creer pour relater mes aventures australiennes avec Vero en 2006, je m'acharne a continuer l'ecriture de ce blog de voyage qui prend de plus en plus une allure de memoires...parti seul apres l'oktoberfest de 2007 a Munich, apres notre retour au pays, et un court passage en Suisse pour la Thailande, j'atteins le Japon en passant par le Laos (inoubliable traversee du Mekong en speed boat), le Cambodge (pour une petite expedition en terrain mine), le Vietnam (splendide...) et la Chine (un challenge a bien des niveaux...).
ayant decrocher un poste de Guide Accompagnateur au Japon et en Chine, apres 3 mois en tant que prof de francais (plutot laborieux financierement), je suis finalement rester un an en asie, avant de prendre la direction du Maroc pour 6 mois d'apprentissage de la langue. Actuellement en Australie pour la deuxieme fois, je prepare ma prochaine etape: l'Inde...
Note: 4,3/5 - 26 vote(s).



Localisation : Australie
Date du message : 15/12/2006
Diaporama des photos de ce message
  Imprimer


 LE CENTRE DE L AUSTRALIE DANS TOUTE SA SPLENDEUR (part one)

Réveil matinal, comme d’habitude, à 5h30, heure à laquelle le soleil se lève.

 

Puis nous parcourons la gorge principale de Kings canyon au paysage tortueux mêlant gros blocs de roche rouge décrochés des parois et gommiers blancs, remerciant l’aube de nous faire éviter les hordes de touristes (et la chaleur du soleil).

 

Nous revenons au parking pilepoil pour dire bonjour à un car d’allemands.

 

 

Nous entamons un parcours attendu depuis longtemps : celui qui mène à Uluru ou Ayer’s rock, symbole de l’Australie.

 

Cet énorme rocher de 3,6m de long surgit à 348 m du plateau sablonneux qui le supporte. Si cela ne vous impressionne pas encore assez, ajoutons qu’on estime que la partie visible ne représente qu’un tiers de cette masse.

 

Le site étant sacré pour les Anangu, nous ne le gravirons pas comme la plupart des tours-operateurs le proposent.

 

L’itinéraire emprunté par les visiteurs fait en effet partie du chemin suivi par les ancêtres Mala (clan du Wallaby) pour se rendre à Uluru, ce qui lui confère une grande valeur spirituelle.

 

Pour les aborigènes, escalader le rocher se compare donc au fait de monter sur l’autel de Notre-Dame pour des chrétiens ou d’arpenter la salle de prière d’une mosquée avec ses chaussures pour des musulmans.

 

Ne pas escalader Uluru est à leurs yeux une question de respect.

 

Nous en faisons donc le tour, qui s’avérera être une expérience inoubliable et enrichissante à plus d’un titre.

 

Pour résumé, on a apprécié approfondir nos connaissances sur le temps du rêve des aborigènes, en découvrant les sites sacrés qui longent le site. Certains sont destinés aux hommes, d’autres aux femmes, et des panneaux expliquent le rapport avec les figures ancestrales de Kuniya, Liru et Mala.

 

Le tour peut être réalisé entre 2 et 4 heures. Nous en mettrons 3 pour parcourir la base du rocher, abandonnés des touristes en début d’après-midi, à cause de la chaleur du soleil et des hordes de mouches.

 

 

Effectivement, nous n’avions pas parcouru plus de dix mètres quand nous avons été rejoint par une mouche d’une espèce plus petite et plus noire que la mouche commune.

 

Elle a bourdonné un moment devant ma figure en essayant de se poser sur ma lèvre supérieure. Je l’ai chassée d’un geste de la main, mais elle est revenue aussitôt se poser au même endroit.

 

Un peu plus tard, elle a été rejointe par une copine qui avait décidé, elle, d’explorer les narines de Véro. Elle aussi était têtue.

 

Au bout d’une minute, nous avions autour de nous une escadrille de mouches toutes aussi actives.

 

Et rapidement, on s’est senti glisser dans cet état misérable qui vous envahit chaque fois que vous êtes victime d’un contact prolongé avec la mouche australienne.

 

Bien sur, les mouches en général sont gênantes, mais la mouche australienne se distingue par sa nature particulièrement opiniâtre.

 

Si l’une d’elles a décidé d’explorer votre narine ou votre oreille, n’espérez pas la décourager !

 

Vous aurez beau lui balancer des claques, elle s’esquivera chaque fois pour revenir plus déterminée que jamais.

 

Il existe quelque part sur une portion dénudée de votre anatomie un centimètre carré de peau repéré dans ses rondes affolantes et dont elle entend bien se régaler coute que coute.

 

Et ce qu’elle vise est extraordinaire : une mouche australienne est capable de s’enfoncer dans les parties de votre conduit auditif inaccessibles à un coton-tige.

 

Elle est prête à mourir pour la simple gloire de se poser sur le bout de votre langue.

 

Si trente ou quarante d’entre elles vous prennent pour cible, alors la folie vous guette.

 

 

C’est ainsi que nous avons progressé, auréolé de notre propre petit nuage, tels des martyrs bourdonnant, agitant les bras devant notre figure avec une énergie vaine et désespéré (ce que l’on surnomme le «  salut du bush »), secouant la tête comme pris d’une démence furieuse en s’expédiant sans conviction de grandes baffes sur les joues ou le front.

 

Finalement, comme les mouches l’avaient parfaitement deviné depuis le début, on a fini par abandonner toute résistance et l’escadrille nous a foncé dessus comme sur des cadavres.

 



Etapes :
Alice Springs

Note: 5/5 - 1 vote(s).






[ Diaporama ]


[ Diaporama
dynamique ]


[ Vidéos ]


[ Suivre ce carnet ]


[ Lire les derniers
commentaires ]


[ Le trajet de
Pascal ]




Kikooboo.com (Carnet de voyage / blog gratuit et Assistant de voyage) recommande Get Firefox!
 Publicité : pub-wwfpub-greenpeacepub-amnesty