départ tardif ( Véro ne veux plus quitter son lit de l auberge de jeunesse) pour Kings canyon.
En chemin, on rencontre un prêtre australien et deux hollandais en van sur une aire de repos. Le soleil de plomb nous fait partager le seul abri de pique-nique et nous lions connaissance en discutant des aborigènes.
Nos diverses rencontres nous on amenaient à conclure que ce peuple reste en marge dans ce pays qui est pourtant le leur. Ils vivent difficilement la coexistence avec les colons européens, et l’alcool est un poison qu’ils affectionnent. Le temps du rêve à bien changer.
Leur culture est à présent un objet commercial dont ils profitent assez peu si on en juge leur niveau de vie.
On arrive trop tard à Kings canyon pour faire la randonnée, car le soleil se coucherait pendant notre marche.
En cours de route, nous avons traversés une tempête de sable qui nous obligea à ralentir sur des kilomètres à cause du manque de visibilité et du vent qui déporte la voiture.
Comble de la malchance, on est obligés de rester sur le parking du Kings canyon car l’immobiliseur de la voiture ne veut plus marcher.
(l’immobiliseur est obligatoire pour les véhicules immatriculés en Western australia, et bloque le contact si on ne connecte pas la clé avant sur un support ouvrant le circuit électrique).
On ne peut même pas gonfler le matelas car on doit allumer le contact pour utiliser la pompe allume-cigare.
Si je n’avais pas fini par perdre mon souffle en gonflant le matelas à la bouche, j’aurais certainement passé la nuit à le gonfler avant d’atteindre une forme convenable.
En triturant une nouvelle fois le contact de la voiture (traduisible par : en donnant des coups à l’immobiliseur) j’arrive enfin à avoir du courant, mais il est trop tard pour repartir.
Il fait nuit et on s’est jurés de ne pas conduire de nuit pour éviter de se rentrer des kangourous, ou des aborigènes chassant les kangourous…
Résultat, on finis de gonfler le matelas (j’avais si bien commencer…) et nous dormons sur place, heureux d’avoir pu profiter du coucher de soleil sur la roche rouge du canyon.