Nous marchons dans la jungle sur un petit sentier, qui monte et qui descend, suivant Mieao, notre guide Hmong, qui nous conduit a son village, a 530m d'altitude, premiere etape du jour.
Notre petit groupe est compose de 4 australiens, 2 arabes du Koweit, un vieil americain accompagne d'une jeune thailandaise d'Udon Thani, de Gina, et moi.
Tres vite, l'americain rebrousse chemin, le denivelle faisant soufrrir ses vieux os.
Nous traversont un cours d'eau sur un etroit pont de bambou et de fil de fer digne d'un film d'indiana jones, longeont le versant d'une haute colline, puis atteignons les champs de banane et de lychee, qui remplace la culture du pavot, aujourd'hui prohiber.
A l'entree du village, un collecteur d'eau de source en ciment permet d'approvisionner les habitants.
Comme la plupart des autres tribus, les Hmongs sont des semi-nomades, viennent de Chine, du Myanmar ou du Laos, pays frontaliers, mais aussi du Tibet.
Les Hmongs sont divises en 2 groupes: les Hmongs bleus et les Hmongs blancs (ces appelations se referent en general a la couleur ou au motif predominant dans la tradition vestimentaire de la tribu). Ils sont aussi appeles Meo, et viennent du sud de la Chine (province du Yunnan pour etre precis). Ils sont animistes et polygame, vivent en general au dessus de 1000m, et porte une veste et pantalon noir ou indigo avec des liserets a rayures.
Comme la plupart des villages des circuits touristiques, les hommes sont partis travaillaient en ville ou au champs, seul restent les enfants, essayant de nous vendre des colliers de perles et quelques femmes tissant sous nos yeux, vendant echarpes et dessus de lit.
20 minutes suffisent pour visiter le village.
Seul particularite a retenir avant la visite du deuxieme village de tribus montagnardes: l'architecture de la maison traditionelle Hmong est faite de bambou ouvert en panneau ciselle tout les cms, avec des panneaux de paille tresses et superposes comme toiture.
On monte ensuite nos elephants pour un petit tour d'une heure avec passage dans un cours d'eau, histoire de se faire arroser par ces pachidermes et se faire prendre en photo.
La balade sur palanquin double est plus confortable que de monter devant, les jambes positionees derriere les oreilles, les fesses sur les epaules ( on ressent alors le mouvement de balancier des pattes avant), et les mains sur les poils epais de son crane pour plus de stabilite.
Mais monter comme un cornac est bien plus depaysant,...
Mon elephant est un gros gourmand, et on doit souvent le tirer en arriere pour me debarasser des branches de bambous qui m'etouffe...il croit peux etre que j'ai le meme regime alimentaire, certes mais je prefere les pousses bien cuite pour pas avoir la diahree...
Apres une petite offrande de banane en compensation, nous quittons nos montures pour dejeuner...